« Bonaire, Bonaaaard ! »

Le 31 janvier. Nous arrivons de nuit au mouillage très calme de Kralendijk, la capitale de l’île de Bonaire. La veille nous sommes partis en fin d’après-midi de l’archipel de Los Aves. « chifumi, chifumi… » Titan est de la partie nous tirons les quarts. Sous génois, nous contournons le deuxième groupement d’île de Los Aves : les îles Sotavento. Les derniers fous de bassans, nos cornacs ici, nous guident une ultime fois.  Après cap plein Est pendant 40 miles jusqu’à la pointe sud de Bonaire. Nous remontons la côte sous le vent dans une mer plate, avant de jeter l’ancre. La nuit est confortable, 2h de quart par personne, 25 nœuds de vent en moyenne et une houle arrière, Sedna tartine, on « bombarde !».  Nous finirons la nuit au mouillage.

Le réveil est féérique ! Devant nous le Disney Magic, un des paquebots de la flotte de Mickey. Un navire de 294 m de long, ou la magie de Disney anime notre quotidien. 2 400 fans débarquent, des « shérifs » veillent à la sécurité, des petits trains se lancent à la conquête de l’île diffusant les plus grands classiques de notre enfance. « C’est quoi ce grand délire, c’est cataclysmique ? ». Titan a raison, quittons ce monde de fou, pour celui merveilleux de la plongée.

Dès le lendemain, nous louons une voiture à un Néerlandais. Depuis 2010, ils sont chez eux. Aucune paperasse, tout juste il nous lance les clefs, « It’s Bonaire, Enjoy ! ». Le road trip, dans le Nectar peut commencer. Pendant 24h, nous allons parcourir les 100 km de côte à la recherche des plus beaux spots de plongée.

Reconnue pour ses pratiques de tourisme durable et de préservation des récifs coralliens, Bonaire est dans le top de la plongée mondiale. Le tour de l’île est totalement protégé jusqu’à 60 mètres de fond. Malheureusement, nous ne croiserons pas Maxence Woodstein, devenue Maître dans la discipline. Mais nous avons croisé Pauline, monitrice de plongée, biologiste marin, qui va nous aider dans notre quête des profondeurs.

Nous décidons de prendre la route du sud. musique : Bleu – worakls.
Sur les bas-côtés sont disséminées des pierres jaunes qui indiquent le nom du spot. Dans l’eau une bouée de mouillage sert de repère. Nous arrivons au premier lieu-dit : The Lake
« Roberto mes palmes ! », On s’équipe, on plonge, et nous voilà dans le nectar ! « Une fois que tu es là dans le silence, tu y restes… » (Jacques Mayol). musique : They disappear into the palms – Light house asia.

Nous sommes restés 1h. Il est difficile de trouver les bons mots pour vous décrire ce que nous voyons, tant les émotions, les sensations sont singulières. Surtout si vous demandez à un myope comme Raph !  musique : On the road again – Canned Heat.

Nous arrivons dans les salines de Pekelmeer. Les montagnes de sel blanc, les bassins de décantation rouge, l’eau turquoise. Les nuances de couleurs sont incroyables et défilent sous nos yeux… « Stop ! une pierre jaune ! ». Nous sommes sur le spot de Vista Blue.
Musique : The queen of all everything – Ott
« Roberto mes palmes ! », On s’équipe, on plonge, et nous voilà dans le nectar ! « C’est comme si je glissais sans tomber… » (Jacques Mayol)
Musique : Hit the road Jack ! – Ray Charles

Des huttes d’esclaves se dressent le long de la route. Nous nous arrêtons. Six esclaves dorment par hutte. Avec Titan, nous sommes déjà à l’étroit et personnes ne peut se tenir debout… Il est difficile d’imaginer leur quotidien dans les salines, rongé par le sel et le soleil. Musique : Nevergreen – Emancipator.

Nous continuons sur la route côtière. Des pierres jaunes., La mer, les flamands roses, des pierres jaunes, un âne au milieu de la route…et nous voilà «complètement Du-per ! Au milieu des cactus». Le paysage est aride. La route est devenue une piste poussiéreuse. De toutes les tailles, de toutes les formes, des cactus à perte de vues. Musique : Loop – Kiasmos. Les quelques haciendas qui se trouvent ici en font aussi leur clôture. Un 4×4 nous arrête. « Si vous continuez vous arrivez chez moi ! »  Nous rebroussons chemin, direction la ville de Ricon.
Musique : Earth groove – Vijay, Sofia Zlatko, Notte.

Situé dans les terres, Ricon est la ville la plus authentique de l’île. Ici on parle le papiamento, la langue créole des Antilles néerlandaise. « Bon bini ! » (Bienvenue) On s’arrête pour prendre une bière glacée. On ne tarde pas trop, la nuit avance et demain une belle journée nous attend. Musique : Kaffeklubben – Camel power club

Avant de s’envoyer dans le nectar, nous décidons de faire une randonnée au Washington Slagbaai National Park. De bonne heure, nous reprenons la route, celle du nord. Musique : Indian Summer –Jaiwolf. Le parc créé en 1969 est un sanctuaire pour la faune et la flore endémique de Bonaire. Les paysages sont parfois lunaires, parfois aride…Mais Titan prévoyant a quand même pris son ciré ! « Quel enfant ! » Musique : Vanguard – Napkey.

Nous avons rendez-vous à 14h avec Pauline au Yellow Submarine, un centre de plongée. Titan a décidé de nous offrir à tous les 3 notre baptême. 3 Enfants ! Merci ! Musique : Colder Heavens – Blanco White. Titan déjà bien entrainé va dans le Nectar avec Pauline. Daniel, notre « Padi Instructor », nous accompagne. Une fois les « Skills » en poche, nous descendons, tranquillement, jusqu’à 12 mètres. Une plongée dans le nectar de 42 min.

Le lendemain, le 4 février. Nous levons l’ancre, direction la Colombie.

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